juin 08 2009

Un lobbying professionnel, encadré par une démarche RSE

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Le lobbying a encore mauvaise presse. Les reproches les plus fréquents visent des pratiques opaques, corruptives, qui s’apparenteraient directement à des pressions abusives ou à un trafic d’influence, exercées à l‘encontre des pouvoirs publics.

Nicolas SARKOZY a lui-même récemment critiqué l’action des lobbies dans le cadre de l’examen du PJ Hôpital à l’Assemblée national.

Comment en finir avec de telles critiques ? Peut-on recourir pour cela au caractère éthique ?

L’amélioration de la lisibilité et la clarification du lobbying semble nécessaires pour dissiper la méfiance, de même que le renforcement de certaines règles et normes minimales communes qui établiraient un cadre plus structuré pour le lobbying, contribuant ainsi pleinement à l’approche de bonne gouvernance.

Mais quelles voies seraient appropriées pour l’exercice légitime de la représentation de la diversité des intérêts et opinion, dans le cadre d’un dialogue ouvert et transparent avec les pouvoirs publics ?

Ne pourrait-on synthétiser les exigences portées à l’égard du lobbying dans la notion de « lobbying responsable » ? (cette formule pouvant conjuguer en elle à la fois les concepts de transparence, d’éthique, de respect et appui de l’intérêt général, de pratiques citoyennes, …). Le principe de
responsabilité ne pourrait-il constituer une piste de réflexion riche ? Ne pourrait-il être opposé aux lobbyistes, de façon efficace du point de vue de l’assurance de leur légitimité ?

Mais alors, comment garantir la réalité du caractère responsable des pratiques énoncées ? Comment la mesurer ?

Soutenant l’impératif de transparence et plus largement de responsabilité dans la pratique du lobbying, SEANCE PUBLIQUE a fait le choix, en 2007, d’engager une démarche de Responsabilité Sociale d’Entreprise (RSE) et de se soumettre à une démarche de certification, confiant l’évaluation de ses pratiques à un
organisme extérieur et indépendant. (Qualité France Association, après un audit conduit par la société Vigeo, a attribué à SEANCE PUBLIQUE le témoin LUCIE)

Si SEANCE PUBLIQUE a bien entendu apprécié la RSE comme outil pour son management opérationnel, en tant qu’organisation, elle l’a également pris, plus profondément, comme l’opportunité de repenser son métier : elle a pris conscience que de grands bénéfices pouvaient être tirés de la RSE directement appliquée à son métier et prise comme cadre de ses interventions comme lobbying.

Car le lobbying avec l’appui de RSE peut réellement gagner en professionnalisation.

Et, plus, cette démarche constitue un moyen de donner l’assurance de l’éthique de ses pratiques.

De cette manière, il peut retourner le risque d’image négative et de défiance en avantage, en gagnant un certain capital de confiance.

Pensez-vous que le lobbying puisse tirer des opportunités de cette approche de RSE ?

Mais aussi, quel principe de responsabilité pourrait être opposé au lobbying ?

Pensez-vous que le principe de responsabilité pourrait / devrait être opposé à la profession et à son
exercice ?

Que pensez-vous de cette logique de responsabilité sociale comme voie de professionnalisation, voire de réglementation du lobbying ?

Guillemette de DURFORT




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