And the winner is……the Democraty!

by Véronique Queffélec on mai 18, 2009

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L’United Progressive Alliance coalition (UPA), menée par le Congress Party a gagné les quinzième élections législatives en Inde Remportant 257 sièges contre 179 aux précédentes élections de 2004. Large victoire électorale sur l’opposition, The National Democratic Alliance (NDA), coalition conduite par le Bharatiya janata Party (BJP).

Sérieux revers pour le BJP. Chandan Mitra, rédacteur en chef de Pionner, avance une juste explication à ce mauvais score, « mettre en avant Narendra Modi en milieu de campagne a été une erreur sérieuse ». Ceci, en référence au controversé Premier Ministre du Gujarat, projeté dès lors comme le candidat du parti au poste de Premier Ministre à l’issue des élections. Les discours enflammés de Yarun Gandhi (autre petit fils d’Indira Gandhi, faisant campagne pour le BJP) contre les musulmans ont choqué considérablement certains électeurs. Puis, déclenché un fort lobbying tant en Inde, qu’à partir de divers pays.

Rude déconvenue pour le Third Front mené par les partis communistes indiens. Incontournables précédemment pour obtenir une majorité au Lok Sahba (Parlement), ils perdent la moitié de leurs sièges. Notamment dans leurs fiefs historiques du Kerala et du Bengale occidental. Sanctionnés sans doute pour avoir freiné les réformes politiques, économiques et financières. Mais surtout pour être sortis de l’Alliance en Juillet 2008, au moment de l’accord controversé sur le nucléaire civil, au risque de faire tomber le Gouvernement auquel ils appartenaient. Faisant fi de la nécessité pour l’Inde d’avoir son indépendance énergétique et sans doute sensible aux « sentiments » du parti communiste d’un puissant pays voisin.

Claque sévère pour le Chief Minister de l’Uttar Pradesh Mayawati qui surfait sur ses qualités de femme et de dalit. Discours relayés par les medias occidentaux ignorants la réalité locale et friands de « destins hors-normes ». Puis repris en Inde dans le cadre d’une vaste communication. Pour masquer sa carence dans de nombreux domaines, notamment en politique internationale. Puis sa politique « erratique » dans cet Etat. Claque d’autant plus rude que dans l’Uttar Pradesh Etat fondamendal sur l’échiquier électoral (80 des 543 membres du Lok Sahba sont élus dans cet Etat le plus peuplé de l’Inde) le Congress a remporté contre toute attente 21 sièges. Il eut été préférable de parler de Sheila Dixit, Chief Minister de l’Etat de Delhi. Le parti de Sonia Gandhi y a fait le grand chlem en remportant les sept sièges de la ville et enregistrant des scores exceptionnels. Les médiaux occidentaux l’ont pourtant ignorée. Malgré les avancées considérables dans cet Etat dans le domaine de la gestion publique privée, de l’environnement, de l’aménagement du territoire.

Ni les attentats de Mumbai, ni les tentatives de déstabilisation d’origine ethniques, religieuses, pas plus que les attaques fondées sur les castes n’ont eu l’impact attendu sur les élections. L’Inde a dit non aux fantasmes des petits partis, à l’incertitude, au discours haineux de certains leaders. L’Inde devient mature et la démocratie intelligente puisqu’ éclairée Ce retour en force historique du Congress, avec moins de 15 sièges manquants pour obtenir une majorité absolue au Parlement (272 sièges sur 543), va permettre au parti sortant et à ses alliés de former un nouveau Gouvernement solide. C’est incontestablement la victoire de la pérennité illustrée par le tandem Manmohan Singh, Rahul Gandhi. Manmohan Singh 76 ans, principal architecte des réformes économiques qui ont permis à l’Inde d’afficher l’un des taux de croissance économique les plus rapides de la planète et de la hisser au rang des puissances incontournables. Rahul Gandhi, 39 ans, héritier de la dynastie de Gandhi-Nehru. L’un des principaux artisans et atouts de la campagne réussie du Congress. Dans un pays de pays de tradition dont 60% de la population à moins de 30 ans. Chacun peut trouver ses références dans cette structure symbolique bicéphale. Manmohan Singh sera le prochain Premier Ministre indien. Rahul Gandhi lui succédera en cours de route, pour mener à bien la campagne de 2014.

En attendant, l’indice boursier Sensex, s’envole. Il a pris 17% en une journée obligeant la bourse à fermer pendant 24 heures. La roupie a bondi de 3,3% par rapport au dollar. Les milieux d’affaires qui craignaient une instabilité ont été rassurés. Les réformes financières et bancaires pourront être menées sans l’entrave des communistes. Mais il convient d’être prudent. Les grandes données macroéconomiques sont mauvaises Le congress a 5 ans pour conduire les réformes essentielles et faire du «Shining India» non un mythe mais une réalité.

Good luck Sri.Manmohan Singh! God bless you Sri Rahul Gandhi!

Véronique Queffélec, Euromédiations / Indiamediations

The United Progressive Alliance coalition (UPA), led by the Congress Party, has won the fifteenth legislative election in India with 257 seats as opposed to the 179 seats it had won in 2004, a big electoral victory against the opposition, The National Democratic Alliance (NDA), a coalition headed by the Bharatiya Janata Party (BJP).

This is a serious setback for the BJP. Chandan Mitra, editor-in-chief of Pioneer, has a good explanation for this poor score; “promoting Narendra Modi during the campaign was a serious mistake”. This refers to the controversial Prime Minister of Gujarat, seen as a possible candidate for his party to the post of Prime Minister of India. The impassioned speeches of Yarun Gandhi (one of Indira Gandhi’s other grandsons, campaigning for the BJP) against Muslims considerably offended some voters and sparked strong protests in India and in several other countries.

The electoral results are a harsh disappointment for the Third Front led by the communist parties of India. Although previously they were key for obtaining a majority in the Lok Sahba (the Parliament), they lost half of their seats, notably in their historic strongholds of Kerala and western Bengal. The sanction is probably a rejection vote for having curbed political, economic and financial reforms, but mainly for having left the Alliance in July, 2008 during the controversial agreement concerning civil nuclear power, risking the downfall of the Government which they belonged to and ignoring India’s need for independence in the energy field. They may have been too “concerned” with and “influenced” by of a powerful neighbour’s communist party.

The results are a big slap in the face for Chief Minister of Uttar Pradesh, Mayawati, who overrated her status as a woman and an dalit. Her speeches were broadcasted by western media who are unaware of the local reality and fond of “unconventional fates”. The speeches were then relayed in India as part of a large-scale communications strategy to camouflage her shortcomings, especially concerning international politics. Then there are her “erratic” views concerning her State. The slap in the face was even harsher since in Uttar Pradesh, a key state in the electoral chessboard (80 of the 543 members of the Lok Sahba are elected in that state, the most populated of India) the Congress won a surprising 21 seats. It would have been better to talk about Sheila Dixit, Chief Minister of the State of Delhi. Sonia Gandhi’s party made a grand slam by wining the seven seats of Delhi State with outstanding results. Western media nevertheless ignored her, despite considerable progress in environmental management and territorial development in Delhi.

Neither the Mumbai blasts nor the destabilising attempts by ethnics and religious factions nor cast-based attacks have the expected impact on the elections. India said no to the phantoms of small parties, no to uncertainty, to hatred-filled speeches by certain leaders. India is reaching maturity and its democracy is becoming intelligent, almost enlightened. The historic comeback of the Congress party, with less than 15 seats from an absolute majority in Parliament (272 of the 543 seats), will allow the outgoing party and its allies to form a strong new government. It’s unquestionably the victory of continuity as illustrated by the Manmohan Singh-Rahul Gandhi duo. Manmohan Singh, 76, is the main architect of economic reforms that permitted India to reach one of the highest economic growth rates on the planet and to raise it to the ranks of those nations that cannot be ignored. Rahul Gandhi, 39, is an heir of the Gandhi-Nehru dynasty. He is one of the main architects of and a major asset of the successful Congress campaign. India is a country of traditions where 60% of the population is under 30. Everyone can find their mark in this symbolic two-headed symbol. Manmohan Singh will be the next Prime Minister of India. Rahul Gandhi will succeed him along the way in carrying through the 2014 campaign.

Meanwhile, the Sensex stock market index soared. It rallied 17% in a single day and had to be closed during 24 hours. The rupee jumped 3.3% against the dollar, reassuring the business circle that feared instability. The communists won’t be an obstacle for financial and bank reforms. But it’s wise to be cautious. The main macroeconomic figures aren’t good. The Congress party has 5 years to bring about essential reforms and to transform the myth of “Shinning India” into a reality.

Good luck Sri. Manmohan Singh! God bless you Sri Rahul Gandhi!

Véronique Queffélec, Euromédiations / Indiamediations